Avec lui commencent les temps qu’on pourrait appeler proprement messianiques. Il fut « le premier qui se sépara des infidèles, sortant de sa maison et de sa parenté » (I-II, 102, 5, ad. 1) pour venir dans le pays que Dieu lui montrerait. Sur la parole de Dieu, « il espéra, par la grâce, contre l’espérance de la nature, qu’il deviendrait le père d’un grand nombre de nations » (Ibid.). Et cette foi lui fut réputée à justice. C’est par là, qu’il devint le Père des croyants. Ils reçurent, comme lui et après lui, un signe qui serait la protestation de leur foi, imitation de la sienne, et qui les distinguerait de tous les hommes étrangers à leur société. La société qu’ils formeraient eux-mêmes devait être d’abord un peuple matériel séparé des autres peuples et qui aurait pour mission d’être le berceau du Christ ; puis, un peuple spirituel, répandu sur toute la face du globe terrestre et composé de tous les êtres humains qui seraient marqués du nouveau signe ayant remplacé celui de la circoncision, le signe du baptême par lequel ils seraient incorporés au Christ, en qui devaient être bénies toutes les nations, selon la promesse faite à Abraham (IX, 324, 325 ; I-II, 102, 5, ad. 1).

Voir article : Loi : Loi ancienne.